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Alors
que la finance internationale, sourde aux exigences de réglementation
et de régulation se refait une santé avec la même
avidité et les mêmes outils financiers qu'avant le
début de la crise, le chômage, la pauvreté et
la précarité progressent honteusement.
Une
situation qui ébranle l'ensemble des dimensions constitutives
du travail quotidien et de la relation salariale. Et conduit à
penser que la modernité n'est alors pas ou plus forcément
synonyme de liberté, d'épanouissement, de protection
et de sens pour l'individu.
La
critique du libéralisme financier et de ses thuriféraires
emporte dès lors une large adhésion chez les salariés
allant jusqu'à ne plus être un tabou pour des cadres
historiquement acquis à l'esprit même du capitalisme.
A la condamnation de la logique financière et des stratégies
d'entreprise, critiques les plus répandues parmi les cadres,
s'ajoutent désormais celles liées aux modes de rémunération
des dirigeants des grandes entreprises.
L'impermanence
de leur emploi à la lumière de la chute vertigineuse
des offres confiées à l'APEC en recul de 31% sur un
an, tout comme les drames provoqués à la suite des
restructurations brutales et les plans de licenciement massifs,
à l'image des suicides survenus à France Télécom
auront eu raison du contrat confiance qui liaient les cadres à
leur entreprise.
De
la prise de distance avec l'entreprise aux nouvelles formes de contestation,
la critique fait son chemin dans l'esprit de nombreux cadres. Ne
plus rester en marge des processus décisionnels, contrecarrer
l'emprise de la logique spéculative, penser l'organisation
du travail pour un mieux vivre au travail, sont désormais
autant d'actions et de débats que les cadres entendent porter
par l'action syndicale comme une alternative à la falsification
des discours managériaux. Sortir de la crise, c'est-à-dire
dépasser la rationalité économique instrumentale,
pour mettre fin à son emprise sur les consciences, est alors
possible pour retrouver le chemin d'une réconciliation de
la raison avec l'affirmation du sujet comme source de résistance.
Il
s'agit alors de sonner le glas de l'arbitraire dans le management
des collaborateurs pour retrouver les sources d'une motivation professionnelle
et restaurer la dignité des hommes et des femmes au travail.
Une action qui ne doit pour FO-Cadres rien déserter pour
articuler connaissance et argumentation sur la dimension d'ensemble
de l'économie et sur les revendications en matière
de progrès et de justice sociale.
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www.uci-fo.com
01/02/2010
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